Considérations

Une semaine après être rentré et après avoir retranscrit notre aventure, je suis encore dans l’émerveillement du voyage. Atteindre le sommet du Kilimandjaro n’a pas été évident mais n’a pas non plus été une terrible  épreuve, l’entrainement physique que nous avions suivi (une semaine en montagne pour reproduire le dénivelé du Kilimandjaro et deux à trois séances de course à pied par semaine) était largement suffisant pour le trek. Ma préparation à la haute montagne et aux courses de nuit était par contre un peu légère, et ,si c’était à refaire, je préparerais différemment mes gourdes. J’en prendrai une avec du thé ou de l’eau chaude, et j’emporterai du sucre soit en morceau soit directement dans une gourde pour éviter d’avoir à digérer des barres … De même je remplacerai certainement une gourde par une poche à eau qui sont quand même très pratiques!! Globalement il n’a quand même pas tenu à grand chose pour chacun de nous d’arriver au sommet!

Obédi en est à plus de 60 ascensions du Kilimandjaro, en forme il peut faire l’aller retour depuis la porte du parc en deux jours (Kilian Jornet le fait en un peu plus de 7h, mais c’est un record et il ne porte pas sac!!). Obédi nous a raconté les ascensions en cas de vent avec des températures baissant à -20°. Dans ces cas là il ne chante pas, sinon il risque de se geler la langue! Au niveau de la voie Rongai, Obédi recommande de la faire en 6 ou 7 jours plutôt qu’en 5. C’est la voie la moins spectaculaire en terme de paysages mais la plus sauvage, et la nuit que nous avons passée, seuls, à 3900m valait à elle seule le séjour! Au sommet j’ai trouvé qu’il y avait au final beaucoup trop de monde pour ressentir l’unicité du moment. Le rythme des treks calés sur des vacances d’une semaine y fait beaucoup et je pense que les lundi et mardi matin doivent permettre un sommet beaucoup plus solitaire que les jeudi et vendredi!

La visite du cratère du Ngorongoro était merveilleuse, même très touristique, elle vaut vraiment le détour!!

Dernier point : en 9 jours nous avons traversé beaucoup de paysages et rencontré un certain nombre de tanzaniens. De mon point de vue nous n’avons cependant jamais été au contact direct de la « vraie » population Tanzanienne, celle qui ne travaille pas en permanence avec les touristes et ne s’adapte pas à notre fonctionnement. Les guides étaient géniaux, francophones (ce qui est quasi indispensable pour la nuit d’ascension!) et n’ont vraiment rien à se reprocher. J’aurais par contre apprécié une journée ou deux aux contact des Massaïs ou d’une autre partie de la société tanzanienne.

Le groupe avec lequel nous avons voyagé a été vraiment super de bout en bout. Ça a certainement joué un rôle sur notre taux de succès au sommet et sur le plaisir que nous avons eu dans notre dernière journée au cratère. Pour résumer en une petit phrase : c’était un beau voyage!

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