Le retour du parc est à nouveau épique. Sur le bas côté nous avons le bonheur de rencontrer des girafes, un peu trop pressé notre chauffeur freine tardivement, elles s’enfuient en panique sous le crépitement de nos appareils photos!
Le reste de la route est à l’image de l’aller, nombreux dépassements hasardeux et respect approximatif du code de la route. Finalement nous arrivons à nous détendre, depuis le début il ne nous est rien arrivé.
Après une pause dans un marché d’objets d’art / souvenirs locaux nous sommes un peu en retard et arrivons dans Arusha à l’heure des embouteillages. Qu’à cela ne tienne, notre chauffeur invente une troisième file à droite des deux premières (on roule à gauche en Tanzanie). Nous sommes rapidement bloqués par un camion arrivant en sens inverse et voulant tourner à droite (et traverser le flot de voiture allant dans le même sens que nous … mais sur les deux voies réglementaires). Pas de problème pour notre chauffeur, qui effectue un passage sur la quatrième voie d’une route qui n’en comporte que deux!! Une moto fait des appels de phare avant de s’écarter prudemment, notre chauffeur anticipe un feu en haut de la file et nous nous retrouvons miraculeusement sur la vraie voie de circulation. Tout le monde applaudit lui répète pour la troisième fois « ah ça vous ne faites pas en France ». Bah non, toujours vraiment pas!
Le repas au lodge fait du bien même si Allibert a été un peu léger : nous n’avons plus de chambres, il faut payer nous même notre repas et il n’y a qu’une douche commune pour les 10 personnes du groupe alors que nous avons à peine deux heures avant le départ du bus. Contre mauvaise fortune bon cœur, nous nous débrouillons, faisons les comptes sur les dépenses intra-groupe et préparons les sacs.
Le vol de retour se passe bien : décollage 2h du matin, escale à Mombassa sans descendre de l’avion 40 minutes plus tard … mais pour une durée de 1h30 (aspirateur dans l’avion inclus …). Le système est assez marrant, l’avion arrive d’Istanbul, décharge une partie de ses passagers à l’aéroport du Kilimandjaro, en charge d’autres, continue jusqu’à Mombassa au Kenya où il décharge les passagers d’Istanbul non descendus à Kilimandjaro avant de repartir vers Istanbul avec l’ensemble des passagers restant … plus ceux montés à Mombassa!!
A Istanbul tout le monde descend. Nous fêtons notre retour dans le monde occidental avec un Burger-king, c’est moche mais c’est bon! J’ai beaucoup dormi pendant le premier vol, ce sera pareil sur le second … au final malgré 4 tentatives je n’ai même pas réussi à regarder un film en entier!!
Paris 17h10, l’avion se pose en douceur … nous voila rentrés!
