Horombo Hut (3720m) – Marangu Gate (1879m)

06h00, comme prévu Séverine nous réveille. Se lever tôt alors qu’on a déjà atteint notre but, c’est pas ultra motivant … heureusement le soleil est de la partie et la mer de nuages est encore présente! Nous découvrons avec surprise que le Kibo nous surplombe toujours, je sors mon appareil pour quelques clichés!

Après un petit déjeuner une nouvelle fois solide (mais il n’y a plus de lait en poudre! La seule erreur remarquée de notre équipe : 4 boites de porridge et 2 de lait au lieu de faire l’inverse!) les porteurs se réunissent devant la tente, Obédi fait un petit spitch et demande au groupe de porteurs de chanter la chanson du Kilimandjaro. Tous commencent à taper dans leurs mains, nous suivons la cadence, Barak lance ensuite la chanson du Kilimandjaro. Roger filme la scène (Roger si tu me lis, je suis preneur de la vidéo :)), j’ai trouvé un équivalent sur youtube :

Notre groupe enchaine directement avec une autre chanson, tube des années 2000 au Kenya et en Tanzanie!

Tous les membres de l’expédition passent ensuite nous serrer un à un la main, là encore l’ambiance est excellente et il n’y a pas de faux semblant. Nous sommes heureux de les saluer et ils semblent heureux de pouvoir nous dire au revoir! Massaoué n’arrête pas de répéter Massaoué à chaque serrage de main, c’est quand même un peu bizarre! Nous ne reverrons pas la majorité des porteurs, dès leur arrivée à la porte du parc ils iront retrouver leur famille sans nous attendre!

Avant de partir nous posons pour quelques photos complémentaires en dessous du panneau du camp, le Kilimandjaro en arrière plan! C’est un des derniers moment où nous verrons le sommet.

La marche débute un peu avant 8h, d’abord dans un environnement similaire à la veille avec des espèces de palmiers, puis dans une végétation type maquis. C’est Daniel qui a pris la tête de la marche malgré mes protestations jointes à celles de Gopu « Ah non Daniel il marche trop vite! ».

Le paysage est à couper le souffle : d’immenses étendues, sur la gauche vers le Mawenzi qui décidément nous aura accompagné sur toute notre route ou vers la droite et les contreforts du Kilimandjaro.

Il n’y a pas de nostalgie pendant cette descente, tout le monde est globalement heureux de son aventure et le paysage est suffisamment beau pour que nous n’ayons pas à nous poser de questions. De proche en proche nous voyons de petits dômes volcaniques, largement au dessus de 3000m d’altitude au vu de notre propre position. Les volcans d’Auvergne ont à qui parler!!

Vers 2700m d’altitude nous arrivons au dernier campement avant la sortie, quelques singes courent dans les sous bois, des ouvriers sont en train de tondre la pelouse à la machette. Les panneaux annoncent trois heures de marche, il ne nous en faudra que deux pour rejoindre la sortie.

La dernière heure de marche s’effectue dans un sous bois touffu, nous marchons vite, sans trop parler. Tout le monde est pressé d’arriver à destination! Nous passons enfin sous la porte symbolisant l’entrée et la sortie du parc, congratulations générales … et repos après ces 4 heures de marche rapide! Nous signons une dernière fois le registre avant de rejoindre le dernier repas d’expédition. Pour terminer en beauté Kindo a préparé … des frites! Des vendeurs approchent de notre table pour nous proposer des écharpes ou autres drapeaux tanzaniens, tout le monde est détendu. Avant de quitter la table nous demandons à Obédi des explications sur Massaoué : en fait il ne s’agit pas de son vrai nom mais du nom d’un comique local avec lequel il a une ressemblance physique. Du coup tout le monde l’appelle Massaoué, et lui appelle en retour tout le monde Massaoué!

Dernière petite cérémonie avant de reprendre le bus : Obédi et Daniel nous remettent les certificats d’ascension des trois sommets du Kibo (Gilman’s Point, Stella Point et Uhuru Peak). Ils n’ont pas mis nos noms : dans un sourire Obédi se justifie « Même si je savais comment vous vous appeliez, je ne saurais pas l’écrire! »

Nous remontons dans le bus, la couleur des sièges a changé! La route est longue jusqu’au lodge : 4h mais le chauffeur prend à nouveau quelques libertés avec le code de la route. Avec Béné nous sommes assis juste derrière lui, nous le voyons dépasser (ou tenter de dépasser suivant les cas) avec inquiétude. En Tanzanie on ne dépasse pas quand on est sur qu’il n’y a personne en face, on dépasse quand on pense que ça passe … et ça change beaucoup de choses! Suite à un ralentissement en montée notre chauffeur déboite et accélère alors qu’il n’y a visiblement pas la place de passer, les deux 4×4 bloquant notre route (un dans notre sens un dans l’autre) se poussent in extremis pour nous ouvrir un chemin!

L’arrivée se fait sur de petits chemins en terre complètement ravinés. Le bus frotte de partout dans les arbres du bas côté! Enfin, la porte du lodge se dresse devant nous. L’angle n’est pas évident, le chauffeur s’y reprend une fois, deux fois … visiblement il y a déjà pas mal de monde à avoir tapé dans les poteaux! Le troisième coup est le bon, nous applaudissons tous pendant qu’il entame un demi tour dans la cour!

Cette fois c’est terminé pour de bon, retour à la civilisation.

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